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Les Acteurs De La Mondialisation Dissertation Defense

Corrigé

Les titres en couleurs servent à guider la lecture et ne doivent en aucun cas figurer sur la copie.

Introduction

Selon les enquêtes d’opinion, les Français, dans leur majorité, n’aiment pas la mondialisation et l’accusent des plus grands maux, sinon de tous. Et pourtant, quelle alternative ?

Avec la mondialisation, les économies, les sociétés sont désormais interdépendantes à l’échelle de la planète. La mondialisation, par ailleurs, fait débat : les conséquences en sont-elles négatives ?

Comment la construit-elle le monde ? Quels en sont donc les , et à quelles échelles agissent-ils ? Enfin, quels sont les liés à la mondialisation ?

I. Les processus de la mondialisation

1. La construction d’un système-monde

  • La mondialisation suppose la . C’est un phénomène déjà ancien, qui remonte aux Grandes Découvertes. À chaque étape,  – a déployé ses réseaux, selon des qui s’étendent, depuis la chute de l’URSS, à l’ensemble de la planète.
  • Dans le système-monde, les pays développés – la (États-Unis, Japon, Union européenne) en particulier – détiennent la plus grande partie de la puissance économique, technologique et financière. Les sont constituées de pays qui fournissent matières premières mais aussi main-d’œuvre bon marché. À l’écart de ces relations centre-périphéries se trouvent des , dont l’intégration est fragmentaire.

2. Le basculement du monde

  • Dans la (DIT) mise en place à partir des années 1980, les pays de la Triade conservaient les activités à plus forte valeur ajoutée et les pays périphériques assemblaient à bas prix.
  • Mais ces trente dernières années ont vu les bousculer l’ordre économique mondial : les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) représentent aujourd’hui 30 % de la production industrielle mondiale. .

3. La diffusion des processus de la mondialisation à l’ensemble de la planète

  • Les activités industrielles sont aujourd’hui largement redistribuées de par le monde. Les économies les plus développées sont à présent concurrencées par les émergents, alors que de (NPED) font jouer l’avantage comparatif de leurs bas salaires.
  • L’Afrique s’insère ainsi progressivement dans la mondialisation. Contrairement à certaines idées reçues, la croissance économique y a été vigoureuse depuis vingt ans, même pendant la crise de 2008-2009.

La mondialisation n’est pas le fait de processus ex nihilo ; ceux-ci font intervenir quantité d’acteurs, de nature et à des échelles variées.

II. Les acteurs de la mondialisation

1. Les firmes transnationales, acteurs clés de la mondialisation

  • Les principaux acteurs de la mondialisation aujourd’hui sont les (FTN). 80 000 d’entre elles créent plus du et réalisent les deux tiers du commerce mondial. À l’échelle de la planète, le stock d’investissements directs étrangers (IDE) est passé de 700 milliards de dollars en 1980 à plus de 20 000 milliards de dollars aujourd’hui.
  • mettent en concurrence les territoires. Les dernières années voient ainsi une forte progression du Sud, preuve .

2. Des acteurs publics à différentes échelles de la mondialisation

  • Les États constituent toujours une échelle majeure d’intervention, car c’est dans le cadre national que se développent les . Les États se livrent donc une concurrence acharnée pour développer leur et leur .
  • Ce sont encore les États qui participent aux régulatrices, comme l’Organisation des Nations unies (ONU) ou l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Et ce sont eux encore qui s’associent au sein de grandes , telles que l’Union européenne (UE) ou l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA). Ces organisations créent des , dont l’espace Schengen est l’exemple le plus abouti.

3. Une nébuleuse d’autres acteurs

  • À côté des États et des organisations régionales, interviennent des acteurs d’un autre type, qui mettent à profit les mécanismes mondialisés pour faire valoir leurs intérêts ou mener leur combat. Au premier rang de ceux-ci, les (ONG) œuvrent à contrebalancer les problèmes induits ou laissés de côté par la mondialisation : inégalités sociales, pauvreté, disparités géographiques, dégradations environnementales, etc.
  • Agissant quant à elles dans des buts criminels, les intègrent les mêmes logiques mondialisées.

La mondialisation n’est pas, en effet, un processus dépourvu de défauts, d’inégalités, d’effets secondaires, lesquels font débat.

III. Les débats de la mondialisation

1. Une mondialisation génératrice de problèmes

  • Certes, la quasi-totalité des pays ont vu la pauvreté massivement reculer depuis trente ans, et ce d’autant plus qu’ils sont connectés aux processus de mondialisation. Mais la création de richesse s’accompagne  : dans tous les pays les écarts se creusent entre régions, entre villes et campagnes, entre catégories sociales.
  • La mondialisation entraîne également de graves  : fortes pressions sur l’environnement et pollutions ; crises sanitaires liées aux mobilités (épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest) ; domination culturelle et résistances identitaires génératrices de conflits.

2. Altermondialisme, démondialisation, décroissance

  • Certains dénoncent cette mondialisation et défendent un modèle opposé au libéralisme, l’. Rassemblement hétérogène de militants anticapitalistes, de syndicalistes, d’écologistes, ce mouvement tient de grands forums sociaux, tel celui de Tunis en 2015.
  • Au sein de l’altermondialisme, certains vont jusqu’à prôner une , avec la fin du libre-échange. D’autres, particulièrement dans la mouvance écologiste, insistent davantage sur la , considérant que la croissance économique détruit la planète.

3. Quelle gouvernance pour une planète mondialisée ?

  • Dans ce monde aux acteurs multiples et aux intérêts contradictoires, se pose un problème capital : celui de la . Les États peinent ainsi à imposer, entre eux et à l’égard des FTN – organismes privés sans légitimité démocratique – des règles de bonne conduite, comme le montre l’exemple de la finance mondialisée et des paradis fiscaux.
  • La mondialisation est aussi celle de , des savoirs, de l’éducation. À travers le monde, les populations demandent une plus grande aux décisions, autrement dit un renouvellement de la gouvernance.

Conclusion

La nouvelle initiée par les FTN a ainsi provoqué de gigantesques . Si la mondialisation a permis une , c’est au prix de crises et de bouleversements qui posent la question de la gouvernance de ce monde.

, mais ses éléments font . , elle produit de la richesse, malgré les inégalités qui en découlent. , elle consacre la perte d’une position dominante, entraînant notamment la destruction d’emplois pour partie transférés au Sud. , ce développement est fortement consommateur de ressources et porteur de graves dégradations.

Dans les pays développés, par le sentiment du déclassement, la peur de l’avenir et la crainte de la concurrence internationale. Voilà qui explique certainement les réticences d’une majorité de Français.

Info

Les logiques libérales sont les logiques de marché qui favorisent la recherche du profit maximum en jouant des avantages comparatifs de chaque territoire.

Info

Le productivisme vise à l’accroissement systématique de la production.

Thème 2. Les dynamiques de la mondialisation

Chapitre 2. La mondialisation, fonctionnement et territoires

Diaporamas 1 & 2 :

Diaporama_Mondialisation_1ere_partie.odp

Diaporama_Territoires.pdf

PLAN
I. Un produit mondialisé (EDC)
II. Acteurs, flux et débats
A) Les acteurs et leur rôle dans les dynamiques de la mondialisation
1) Des acteurs étatiques et institutionnels
2) Les FTN
3) D'autres acteurs
B) Les flux de la mondialisation
1) Des mobilités humaines croissantes
2) Essor des échanges et mondialisation des marchés
3) Flux immatériels et mise en réseau du monde
C) Une mondialisation en débat
1) Qu'est-ce qui fait débat ?
2) Acteurs et formes de contestation
3) Vers une gouvernance mondiale ?
III. Des territoires inégalement intégrés
A) Pôles et espaces majeurs
1) Métropoles et AMM
2) Façades maritimes
3) Des espaces aux atouts spécifiques
B) Un processus de hiérarchisation des territoires
C) Un facteur de marginalisation des territoires
1) Des espaces en marge (typologie)
2) Inégalités multiscalaires
IV. Les espaces maritimes : approche géostratégique
A) Une mondialisation qui accroît le rôle géostratégique des E.M.
B) Des espaces reflétant la hiérarchie des puissances
C) Des espaces au cœur des tensions internationales

CC : Définition de la mondialisation

Croquis obligatoires :

Croquis_Poles_et_flux.pdf

Legende_Poles_et_Flux_Mondialisation_correction.pdf

Inegale_integration_des_territoires_dans_la_mondialisation.pdf

Chapitre 2. La mondialisation, fonctionnement et territoires

I. Un produit mondialisé (EDC) : le téléphone mobile

Manuel pp. 232 à 237

► Questions :
- 1 à 4 p.233
- 1 et 2 p.235
- 1 et 2 p.236

Rédaction d'une introduction sujet de composition : « En vous appuyant sur le cas du produit mondialisé étudié en classe, présentez les acteurs et les flux de la mondialisation ? » oucomposition à rédiger à partir du plan détaillé p.237.
Aides à la mise en oeuvre :
- Notions et vocabulaire à utiliser : FTN, DIT/NDIT, mondialisation, sous-traitants (sous-traitance), réseaux.
- Formuler une définition personnelle de l'expression « produit mondialisé »
- Production d'un schéma à intégrer dans une partie de la composition (au choix) (voir exemple schéma Iphone)

Composition de Géographie Sujet :« En vous appuyant sur le produit mondialisé étudié en classe, présentez les acteurs et les flux de la mondialisation »

(Introduction)
(Phrase d'accroche) Le téléphone mobile est apparu dans les années 80 (Motorola) mais s'est progressivement démocratisé dans les années 90. Il est actuellement un produit omniprésent dans la vie quotidienne et prend diverses appellations en fonction de ses caractéristiques techniques : téléphone cellulaire, GSM ou encore Smartphone. En 2014, on compte environ 7 milliards de téléphones mobiles dans le monde soit autant que d'êtres humains. Nul produit ne peut atteindre ce niveau de diffusion à tel point qu'une économiste, Suzanne Berger, a pu parler dans son ouvrage
Made in Monde, les nouvelles frontières de l’économie mondiale, Seuil, 2006, de « produit Made in monde ».
(Définition des termes du sujet et problématique) Il convient d'abord rappeler qu'un produit mondialisé est un
produit dont les étapes de fabrication, d’assemblage,d’acheminement, de distribution et de consommation reflètent l’intégration des acteurs économiques mondiaux , et révèlent la complexité des liens économiques qui unissent les différentes parties du monde. Il fait l’objet d’une distribution massive sur les marchés du monde. A travers l'étude de ce produit mondialisé on peut alors présenter les acteurs et les flux de la mondialisation pour mieux comprendre son fonctionnement et se demander en quoi ce processus de mise en relation des parties du monde entre elles change radicalement l'organisation du monde ?
(Plan) On observera en premier lieu les acteurs, les flux et les débats qu'implique la production et la diffusion du téléphone mobile pour constater ensuite l'inégale intégration des territoires dans la mondialisation.


I. Quels sont les acteurs, flux et débats impliqués dans la production et la diffusion du téléphone mobile ?
A) Les acteurs et leur rôle dans les dynamiques de la mondialisation du produit
Questions 1 à 3 p.235
Notions/voc. : NDIT, FTN, Filière, sous-traitants

B) Une illustration de l'intensification des flux dans la mondialisation
questions 1 à 3 p.233 + carte 8 p.235
Notions/voc. : Flux matériels et immatériels/IDE

C) Un produit objet de débats
question 4 p.233 et documents 10 p.235 & 11 p.236
Notions/voc. : ONG (China Labor Watch)


II. En quoi participe-t-il d'une inégale intégration des territoires à la mondialisation ?
A) Apparition de pôles et espaces majeurs
Carte n°3 p.233
Notions/voc. : Monde multipolaire

B) Finalement un processus de hiérarchisation des territoires
Carte n°3 p.233 et texte 5 p.233
Notions/Voc. : Nords, BRICS

C) mais aussi un facteur de marginalisation des territoires


Carte n°3 p.233
Carte n°4 p.233

Notions/Voc. : PMA

Insérer Schéma




II. Acteurs, flux et débats

A) Les acteurs et leur rôle dans les dynamiques de la mondialisation

1) Des acteurs étatiques et institutionnels

* Document d'appui : Etats en 1945 Etats actuellement voir diaporama

► Rôle toujours prépondérant des états :

« Ce n’est pas la mondialisation qui dissout les nations, mais l’autodissolution des nations qui produit la mondialisation. » (Emmanuel TODD, L’illusion économique, 2007)

Même si l'on a pu souvt dire que les Etats s'effaçaient (critique néolibérale des années 80) de + en + devant les FTN, ils gardent un rôle prépondérant. De plus en plus d'états : 230 actuellement. Pour plusieurs raisons :

- Ils encadrent l'organisation des territoires et participent à l'aménagement de leurs territoires ► infrastructures portuaires, zones franches comme les ZES* chinoises ou Tanger Med* (zone franche créée par le gouvernement marocain)

- Ils organisent la régulation de la Mondialisation en légiférant (éducation, RD, droit du travail, droits de douane...) et en aidant les entreprises dans leur développement et leur recherche de nouveaux marchés. On peut dire finalement que les Etats assurent la défense de leurs intérêts économiques et stratégiques, répondent aux besoins des populations, et des entreprises et cherchent à attirer des FTN (développement des infrastructures ou législation sociale au rabais).

- Ils créent ou intègrent des organisations internationales mais souvent régionales de coopération économique ce qui leur permet d'accroître leur place dans la M° : UE, Mercosur*, Alena* ou encore ASEAN*.

- Certains Etats sont des acteurs essentiels de la finance mondiale à travers leurs fonds souverains (Chine, Emirats du golfe :environ 40 fonds souverains qui sont des nouveautés dans la finance mondiale. Il s’agit de fonds d’investissement qui sont contrôles par les Etats, et sont différents des fonds privés (les hedge funds). Leur objectif est de faire fructifier des excédents commerciaux ou budgétaires (dopés par les excédents gaziers ou pétroliers) comme pour la Chine ou la Russie par exemple. Leur montant est estimé à environ 2500 milliards d’euros ce qui est plus que le PIB de la France)

* Document d'appui : Doc 1 p.71 Magnard 2014

► rôle des associations régionales et grandes institutions mondiales (ALENA, MERCOSUR, ASEAN, UE, OMC, FMI, G8, G20...) :
Renforçent les liens d'interdépendance économique entre les Etats en créant par exemple des zones de libre circulation des biens et des personnes Espace Shengen dans l'UE Il désigne un espace de libre circulation des personnes entre les États signataires de l’accord de Schengen.

[Pas à noter : Schengen est le nom de la localité luxembourgeoise où l’accord fut signé le 14 juin 1985, ainsi que la convention d’application de l’accord du 19 juin 1990, entrée en vigueur le 26 mars 1995.

Depuis le 1er juillet 2013, l’espace Schengen regroupe 26 États :

  • vingt-deux des vingt-huit membres de l’Union européenne. La Bulgarie, la Roumanie, Chypre et la Croatie n’y participent pas encore. L’Irlande et la Grande-Bretagne, quant à elles, bénéficient d’un statut particulier et ne participent qu’à une partie des dispositions Schengen (pour le Royaume-Uni, par exemple, participation à la coopération policière et judiciaire en matière pénale, à la lutte contre les stupéfiants et au Système d’information Schengen-SIS) ;

  • quatre États associés, non membres de l’UE : Norvège, Islande, Suisse et Liechtenstein.

Source : www.viepublique.fr]

2) Les FTN

* Documents d'appui : http://www.dailymotion.com/video/x3ikixz + diaporama schéma

- Ancienneté : Grandes entreprises internationales existent depuis longtps mais on parlait plutôt de multinationales avec une maison-mère et des filiales à l'étranger initié par les EU à la fin de la GM2. Exemple GM rachetant Opel ou Ford en Europe. Mais c'est à la faveur de la crise économique de 1973 puis avec la M° que les FTN se développent.

- Rôle moteur et puissance des FTN :
environ 82000 Ftn actuellement 2/3 du commerce mondial et 25% du PIB mondial. 75 M de salariés,

- Fonctionnement : des stratégies mondialisées, concentration horizontale et verticale
DIT* et NDIT* Voir Schéma à reproduire
-
Puissance repose sur capacité à maîtriser la gestion de l'espace mondial et donc à utiliser les ressources et les spécificités de chaque espqce à leurs fins ► approvisionnement, production, ventes.
- Elles utilisent leurs capitaux (les IDE*) pour accéder aux matières premières ou pour

installer leurs unités de production là où les législations sociales, fiscales et environnementales sont les plus avantageuses. Elles pratiquent un important lobbying pour empêcher les États de prendre des décisions contraires à leurs intérêts.

- Mettent en place une véritable Division Internationale du Travail qui spécialise les territoires à toutes les échelles. On parle même de NDIT avec émergence des pays non-occidentaux depuis les années 80. d'où ►

- Changements actuels dans la hiérarchie des FTN
Importance actuelle de la montée en puissance des FTN des Suds. Si les pays développés contrôlent environ 80% des FTN, celles des pays émergents montent en puissance : Lenovo (Chine), Tata (Inde), Petrobras (Brésil).  Salariés : 60 % dans les pays développés et 40 % dans les pays des Suds, dont la moitié en Chine.Voir tableau

- Tentative de définition :
Les FTN sont donc des grands groupes/entreprises « multiculturelles et multiprésentes sur le marché mondial » (Laurent Carroué) par l'intermédiaire de filiales hors de leur pays d'origine à laquelle elles restent fortement attachées.

* production d'un schéma FTN voir diaporama

3) D'autres acteurs

► ONG*
Il s'agit essentiellement des associations, syndicats et autres ONG* qui participent à la formation d'une opinion publique internationale mondialisée (mais non exempte d'oppositions
ou de rejets) comme Greenpeace (rôle moteur dans la dénonciation des pollutions multiples et des risques liés aux activités humaines comme en France avec les centrales nucléaires), Amnesty International (rapport annuel sur les violations des Droits de l'Homme dans le monde), WWF (préservation de la biodiversité) ou encore Sea Shepherd (lutte contre la surpêche).
Elles exercent souvent un lobbying* intensif auprès des institutions internationales (ONU) ou nationales (assemblée nationale en France, Congrès américain...).

► Acteurs « occultes » :

Document d'appui : https://www.youtube.com/v/TUm0-_2u9jA&fs=1&source=uds&autoplay=1

- Place particulière des diasporas* : communautés implantées dans monde en lien avec leur pays d’origine : elles permettent aux immigrants de s’installer dans pays et de développer des relations économiques avec le pays d’origine. Ancienneté des diasporas ► juive, arménienne, chinoise.
- Elles créent des richesses et participent ainsi à la mondialisation : ouverture commerces, magasins, entreprises ds pays d’émigration, et plus généralement réinvestissements financiers ds pays d’origine ► remises, «remesas » Amérique du Nord ► Amérique latine environ 400 Mds de $ en 2012. Principaux pays receveurs Inde, Chine (« Chinatown » à SF ou à Paris XIIIème), Philippines, Mexique.

► Acteurs illégaux : les mafias, org criminelles qui agissent ds monde pour la défense de leurs intérêts écos , politiques parfois, et qui assurent mondialisation de produits illicites ( prostitution, drogue, armes ). Trafic de drogue international 2 à 5% du PIB mondial, premier marché agricole au monde, + trafic d'armes, d'oeuvres d'art ou encore d'êtres humains...
Antimonde = a été utilisée par Roger Brunet pour qualifier tout ce qui échappe à la mondialisation légale. Les caractéristiques de l’antimonde sont qu’il est réticulaire (il fonctionne en réseau) et qu'il est difficile à évaluer.



B) Les flux de la mondialisation

Flux : (Définition possible) Flux : échanges qui se multiplient ds le monde non slt pour le commerce, les migrations mais aussi les idées. On parle des flux matériels et immatériels ou visibles et invisibles.

NB : La mondialisation est marquée par une explosion des flux, qui renforcent les interdépendances entre les territoires, qui tissent des réseaux à toutes les échelles, et qui hiérarchisent l’espace autour de pôles majeurs. Ces flux sont de trois natures : les mobilités (flux de personnes), les flux matériels (marchandises) et immatériels (flux d’informations et de capitaux).

1) Des mobilités humaines croissantes

* Document d'appui : Voir fiche HCR diaporama

► Mobilités humaines :
- Tourisme : (25 millions en 1950) compte selon l’OMT environ 1,1 milliards de touristes internationaux en 2013 (+ 5% par rapport à 2012).
Différence touriste/migrant : Définition INSEE « Le tourisme comprend les activités déployées par les personnes au cours de leurs voyages et séjours dans des lieux situés en dehors de leur environnement habituel pour une période consécutive qui ne dépasse pas une année, à des fins de loisirs, pour affaires et autres motifs non liés à l'exercice d'une activité rémunérée dans le lieu visité ».

- Les migrations internationales : migrants écos, réfugiés politiques...etc. (220 millions) s’organisent en majorité entre pays voisins (40% selon le PNUD en 2009) et sont largement devancées par les migrations internes (740 millions dans le monde en 2009). A l’échelle des Etats, si l’exemple des migrants mexicains circulant de part et d’autre de la frontière entre Mexique et Etats-Unis accrédite la notion de transnationalisme, la construction d’un mur le long de la frontière montre que l’émergence de circulations transnationales est un produit de la mondialisation évolutif et spatialement sélectif.

► Nécessité de nuancer l'impression d'hypermobilité qui ressort de la mondialisation des flux humains : Michel Foucher a ainsi montré que depuis 1990 environ 26 000 km de nouvelles frontières sont apparus. De nombreux murs s’érigent pour freiner les migrations transnationales : Ceuta, Grèce-Turquie, Bulgarie-Turquie, Inde-Bangladesh. A l’échelle urbaine, on peut relever les mêmes contrastes : carrefour des mobilités et lieu d’une grande diversité migratoire, la ville voit aussi se structurer des espaces suburbains sur des revendications identitaires. Los Angeles, est ainsi qualifiée de « ville-monde multiculturelle » (Sarah Mekdjian), espace de côtoiement pour les « Little » (Armenia, China, Korea, Persia, Ethiopia, Thai Town ou Filipinotown).


- de plus à l’échelle mondiale, la marche à pied et le vélo assurent la majorité des déplacements, la voiture et les transports publics en assurent 20% chacun. L’accroissement des distances parcourues est révélatrice du développement de la mobilité. Ainsi, en trente ans, les distances ont été multipliées par 3,5 dans les pays en développement et en Europe, par 1,9 en Amérique du Nord où elles étaient déjà particulièrement élevées. Si la moyenne mondiale s’établit à 14 kilomètres par habitant et par jour, les écarts sont encore très importants, de 6 kilomètres en Inde à 45 kilomètres en Amérique du Nord.

2) Essor des échanges et mondialisation des marchés

* Document d'appui : Diaporama doc sur Porte-conteneurs

Contexte favorable et « conteneurisation du monde » :
- Depuis '70 révolution transports avec conteneurisation, 80% des échanges maritimes par conteneurs . capacité bateaux a augmenté , 10 000 EVP par bateau ( EVP = 33 m3 ) , donc couts de transport de moins en moins importants. Environ 3000 Bateaux circulent ds monde par an. CMA-CGM, China Shipping, APL. Certains géographes parlent même de « conteneurisation du monde ». 15 états appartenant aux trois pôles dominants réalisent 70% du commerce mondial.

- Mais aussi développement du transport aérien passagers et fret car diminution des coûts grâce améliorations techniques ( vitesse, autonomie … ), augmentation capacité ( Airbus 380 offre 800 Places ), rentabilisation vols avec développement vols non directs par transfert entre destinations donc constitutions de Hubs (Roissy voir EDC en 1ère) ( carrefour aérien de redistribution de passagers ou marchandises ).

► Une explosion globale des flux : multiplication par 6 depuis 1990 ; valeur du commerce mondial en 2011 : 22400 Milliards de dollars, dont 80% biens matériels, 20% biens immatériels ( services ). Répartition entre types de produits évolue même si quantités totales augmentent pour tous : croissance des produits manufacturés : 70% des échanges  ( acier, produits chimiques, automobiles, textiles, produits électroniques et informatiques ) ; stabilité des flux de matières premières et énergétiques ( 20% échanges ) ( pétrole, gaz ) et diminution des échanges agricoles et alimentaires ( 10 % ) ( soja, blé, viandes ) .

Pôles majeurs de production des flux :

¾ Echanges entre pôles triade et associés donc Amerique du Nord ( US, Canada ), Europe ( union euro et associés comme Suisse, Luxembourg ) et Asie orientale ( Japon, Corée Sud, Chine, Taiwan, Singapour , Inde ) , mais aussi nombreux flux à l’intérieur d’organisations régionales comme UE ( 40% du commerce mondial entre pays membres ), ALENA (voir cours Géo Etats-Unis), MERCOSUR (voir cours Géo Brésil).


Complexification : Flux de marchandises depuis NDIT : matières premières pour fabrication , pièces fabriquées dans pays à main d’œuvre bon marché puis assemblés dans autre pays comme dans secteur automobile (PSA en France, Russie, Iran, Espagne, Maroc par exemple), produit diffusés dans pays autres que fabrication comme IPhone, entreprises de pays émergents qui vendent dans monde entier ( ex : électroménager turque et chinois majoritaire ds pays du Nord ).


► Explosion des flux illicites : ils échappent à toute législation, mais estimation à 15% du commerce mondial ( trafics armes, drogue, œuvres d'art, produits de contrefaçon, cigarettes, organes ..). Flux plutôt Sud / Nord pour drogue , prostitution, organes , produits de contrefaçon ; et plutôt flux Nord/Sud pour trafic d’armes.

3) Flux immatériels et mise en réseau du monde

* Document d'appui : Carte réseaux FB

► On peut aussi parler ici des flux d'information et des flux financiers notamment voir texte Laurent Carroué dans Diaporama

- Croissance des télécommunications = facteur accélérateur de la M°. Téléphonie, Internet, Fibre optique. En 10 ans nombre de mobiles passés de 740 M à 5,3 milliards. 35% de la PM est « internaute » en 2011. Mais fracture numérique : inégalités entre états et à l'intérieur des états. Donc réseaux des télécommunications très inégal dans le monde.
- Flux financiers voir analyse de texte doc. N°8 p.73 Magnard.

Définition : IDE
* production d'un schéma sur flux économiques à reproduire dans une composition

C) Une mondialisation en débat

1) Qu'est-ce qui fait débat ?

Les débats générés par l’essor de la mondialisation tournent autour de deux enjeux cruciaux : la question de la gouvernance et la contestation des effets de la mondialisation.

  • La question de la gouvernance se pose avec la mise en cause de certains acteurs (FTN, acteurs financiers…) et l’aspiration à un renforcement du contrôle démocratique sur les réseaux d’échange et les marchés, ce qui pose la question de la place des Etats dans le processus de mondialisation. Le XXIe siècle est à la fois le siècle de la généralisation de l’Etat comme modèle d’organisation de l’espace (ce dont témoigne la multiplication des frontières) et celui de son affaiblissement par la mondialisation. Pourtant, les Etats peuvent être influents à travers l’établissement de normes sociales ou environnementales.

  • La contestation des effets de la mondialisation est croissante. Même si la mondialisation engendre un accroissement important des richesses à l’échelle planétaire, elle contribue aussi au creusement des inégalités. A l’échelle mondiale, les inégalités entre Etats restent fortes : même si les BRICS émergent, la croissance des Suds s’accompagne d’une plus forte dépendance à l’égard des Nords, auxquels appartiennent la majorité des acteurs de la mondialisation. Tandis que certains profitent peu de la mondialisation (PMA). A l’échelle des Etats, les inégalités internes sont colossales (clivage Chine intérieure / Chine littorale). De plus, les coûts sociaux (délocalisations, conditions de travail, travail des enfants) et environnementaux (pour la fabrication et le transport) sont régulièrement dénoncés.

2) Acteurs et formes de contestation

► L’altermondialisme (« un autre monde est possible ») est un courant de protestation fondé sur l'idée que d'autres formes d'organisation du monde que les formes de la mondialisation libérale sont possibles. Ce mouvement, né après l'effondrement du bloc soviétique, se veut une force de proposition afin de dépasser l'image négative de l'antimondialisation (qui prône un retour au protectionnisme). Les critiques et les projets alternatifs des mouvements et organisations s'en réclamant portent sur les questions de gouvernance, de rapports Nord/Sud, de développement équitable et durable, par exemple. L'altermondialisme a connu une phase de médiatisation importante autour des années 2000 :
- création d'ATTAC en 1998
- manifestations contre les sommets du G8 (Gênes, 2001) et par la tenue de forums sociaux mondiaux (Porto Alegre, 2001) en alternative aux forums économiques mondiaux de Davos.
- Film « Le cauchemar de Darwin » en 2005 H. Sauper,
- Le choc de la crise financière mondiale de 2007 a donné un écho certain à ce courant protestataire, notamment à travers les mouvements « Occupy1 » ou bien ceux des Indignés2 (cf. Stephane Hessel, Indignez-vous !, 20103), ou encore le mouvement des « Anonymous », hackers anti-mondialisation.

► de l'altermondialisme à l'antimondialisation :
Toutefois, la nébuleuse altermondialiste est très diverse dans ses échelles d'action, du local au global, et divisée dans ses propositions. Elle semble actuellement en perte de vitesse malgré des réussites aux élections dans certains pays comme Podemos (mouvement de gauche anti-mondialisation mais pas seulement...) en Espagne.
3) Vers une gouvernance mondiale ?
► Voir Histoire chapitre 8 Une gouvernance économique mondiale depuis 1975.



III. Des territoires inégalement intégrés

Il semble que les reproches principaux envers la mondialisation portent sur l'inévitable ségrégation socio-spatiale à l'échelle internationale et locale ainsi que la dissociation des territoires, qu'elle produit. En contrepartie, les facteurs intégrateurs semblent parfois laissés de côté. Qu'en est-il des territoires dans la mondialisation ?

A) Pôles et espaces majeurs

1) Pôles anciens et pôles émergents

TE : A l’échelle mondiale, la mondialisation est dominée par trois aires de puissance majeures sur la planète : l’Amérique du Nord, l’Europe occidentale et l’Asie orientale (à distinguer des trois espaces de la Triade stricto-sensu définie par Kenichi OHMAE en 1985). Les pays au système capitaliste libéral ancien sont intégrés de longue date dans la mondialisation. Les BRICS, ainsi que les puissances pétrolières (Etats de la péninsule arabique, Nigéria, Angola, Venezuela) présentent une intégration récente mais complète à la mondialisation. Tandis que d’autres pays émergents s’intègrent progressivement dans la mondialisation (Amérique, latine, Turquie, Iran, Indonésie). La mondialisation présente donc désormais un caractère multipolaire.


2) Métropoles et AMM

* Voir classement Villes globales Tableau diaporama

Enfin, localement, certaines villes disposent d’un rôle stratégique : des métropoles de rang mondial concentrent les fonctions de commandement. Elles sont en mesure d’attirer les investissements, les activités, les hommes et les capitaux. La sociologue Saskia SASSEN parle alors de « Ville Globale» (Global City). Les prototypes sont New York, Londres et Tokyo, auxquels il faut rajouter d’autres comme Francfort, Paris, Hong Kong, Shanghai, Singapour, en raison de l’intensité de l’activité de leurs bourses. Ce sont souvent des mégapoles (plus de 10 millions d’habitants), mais le critère démographique est peu important (Francfort ou Hong Kong ne sont pas des mégapoles, et inversement Calcutta n’est pas une ville globale).
+ Présence de CBD qui les identifie.(Central Business District ou quartier d’affaires).

► Ces villes globales entretiennent des relations étroites, dans un réseau hiérarchisé de villes ou World City Network (concept forgé par le géographe britannique Peter J. TAYLOR, fondateur du GaWC). Dans les années 1990, les géographes français ont développé le concept de l’Archipel Métropolitain Mondial (Olivier DOLLFUS, 1996), quidécrit un espace au sein duquel de grandes métropoles constituent des pôles directeurs de la mondialisation. Chacune de ces métropoles constitue alors une « île » qui entretient avec les autres grandes villes des relations privilégiées qui traduisent leur appartenance au même « archipel », comme une mégalopole à l’échelle mondiale (3 mégalopoles voir croquis). L’ensemble forme un réseau relié par des flux importants et associe dans un même mouvement de développement des activités de haut niveau, notamment de recherche, d’innovation et de direction.

3) Façades maritimes

A l’échelle régionale, les façades portuaires jouent un rôle privilégié : étalées en Asie orientale (Osaka, Shanghai, Hong Kong, Singapour), concentrées en Europe de l’Ouest (Northern Range), ou plus localisées (Los Angeles, Dubaï), elles constituent des interfaces majeures de la mondialisation

* SCHEMA d’interface voir diaporama

4) Des espaces aux atouts spécifiques

► les paradis fiscaux

- La mondialisation du système financier a alimenté le développement d’enclaves sans prélèvement fiscal. C'est ce que l'on appelle les OFC ( offshore Financial Center ) ou centres financiers extraterritoriaux ( CFE).

- Ce sont des états ou territoires rattachés, de petite taille, bénéficiant de juridictions d’exception, spécialisées dans la fourniture de prestations financières « opaques ». Ils procurent le secret bancaire, des réglementations laxistes, des sociétés garantissant l’anonymat. Ils sont souvent spécialisées ( Luxembourg : fonds de placements mutuel, les Bermudes : compagnies d’assurance, Les Caïmans, Bahamas : fonds d’investissements fonds spéculatifs ) et accueillent aussi les produits des évasions fiscales + une partie de l’argent des trafics internationaux.
- Le FMI en compte 70 et l’OCDE 47, ils sont souvent localisés à proximité d’une grande place financière internationale, mais aussi sur de très petits territoires insulaires.

- Au G20 de Londres en Janvier 2011, OCDE a publié une liste des territoires non coopératifs et le « secret bancaire » est de plus en plus remis en cause. Certains pays semblent même prêts à y renoncer au moins partiellement comme la Suisse ou le Luxembourg.

► Les zones franches :

Parties d’un espace mondial où entreprises bénéficient d’avantages fiscaux ( régime fiscal plus souple ou exonération d’impôts ), les IDE y sont donc importants, dans ces espaces se développent des activités industrielles tournées vers l'exportation ( ex : Pudong, quartier de Shanghai voir photo diaporama). Souvent placées dans les quartiers des mégapoles ou villes mondiales.


► Les zones frontalières :

Espaces attractifs ds lesquels entreprises ou individus s’installent car svt zones qui séparent espaces différenciés par le niveau de developpement ou la fiscalité, les salaires. Avec la libéralisation du commerce mondial, les zones transfrontalières jouent aussi un rôle important, comme la Mexamerica (frontière Etats-Unis – Mexique) où les échanges se sont accrus dans le cadre de l’ALENA. On peut citer également le cas des frontières internes de l’UE, autour du Benelux notamment.


B) Un processus de hiérarchisation des territoires

La hiérarchisation des territoires est étroitement dépendante de la connexion aux réseaux de transports qui relient les différents pôles de la mondialisation. Le commerce mondial s’organise autour de grandes routes qui relient les façades maritimes asiatiques, européennes et nord-américaines. Certains carrefours de transport sont des hubs* à la fois portuaires et aéroportuaires (Singapour).


► La mondialisation accentue la concurrence entre les territoires. Les stratégies des entreprises s’organisent à l’échelle planétaire. Les Etats comme les métropoles s’efforcent d’attirer les IDE, en aménageant par exemple les infrastructures de transport ou en créant des zones franches (free zone) (Doha, Dubaï, Hong Kong).


► La mondialisation est donc un processus qui génère des inégalités territoriales à toutes les échelles, en fonction de l’intégration - ou non - aux réseaux de la mondialisation. Les territoires sont ainsi hiérarchisés, à l’image des métropoles : certaines sont de rang mondial (Londres), alors que des métropoles de rang secondaire ont un rayonnement national (Birmingham) ou régional (Newcastle).


* Voir Diaporama : 2 exemples de schéma reprenant l'idée d'une inégale intégration des territoires dans la Mondialisation.

C) Un facteur de marginalisation des territoires

1) Des espaces en marge

► Les PMA (Pays les moins avancés). 49 pays au monde sont qualifiés de PMA, les plus nombreux en Afrique subsaharienne (34), 9 en Asie, 1 dans les Caraïbes, 5 dans Pacifique. Ces pays, délaissés par la mondialisation, sont dans une situation critique, parfois dramatique. Ils ne représentent que 1% du PIB mondial et 0.5% du commerce international.


► Quels sont les critères qui les définissent ? ONU (1971) critères : revenu par habitant faible < 745 dollars ; mauvaise qualité de vie des populations, sous-nutrition, mortalité infantile, tx alphabétisation adultes faible, tx de scolarisation dans l'enseignement secondaire faible, faible croissance économique, poids du secteur Primaire dans éco important, peu de produits exportés, vulnérabilité aux aléas et crises (climatiques, politiques etc… ) qui aggravent pauvreté.

Donc PMA = pauvreté car faiblesse des Etats, absence de couverture sociale, insuffisance des systèmes de santé et éducatifs, insuffisance infrastructures ( eau potable, egouts electricite etc….). On parle parfois « d'états faillis » i.e impuissants.

► Le poids de la ruralité et de l'agriculture : D’autre part, ces pays sont encore essentiellement ruraux, la part de l’agriculture vivrière y est encore grande et l’accès au commerce mondial est freiné par la concurrence des grands pays agricoles et des politiques des pays développés qui protègent leurs agriculteurs puisque les produits agricoles de l’Union européenne (dans le cadre de la PAC) ou des Etats-Unis sont les seuls à être subventionnés.

► Des territoires victimes de stratégies « d'évitement » et de prédation :

- Plusieurs raisons peuvent «  refroidir » les entreprises pour investir ( IDE ) et peuvent « freiner » le développement économique
- l’enclavement ( pas d’accès à une façade portuaire )
- le refus politique de la mondialisation ( Corée du Nord )
- l’instabilité politique ( corruption, guerres civiles)-( zones grises : espace non contrôlé par pouvoir, souvent contrôlé par Mafias qui pratiquent trafics divers )
- les maladies ( Choléra, Sida, Ebola etc...)

- Parfois, certains pays deviennent attractifs car la main d’œuvre asiatique est plus chère ainsi certaines FTN s’y installent comme H&M qui produit en Ethiopie et certains pays investissent malgré les risques, comme la Chine. Souvent exploitation des ressources au profit de FTN, donc même si emplois, mal payés et pas d’investissements pour développement du pays ( ex : pétrole au Soudan et Angola, Uranium au Niger ..).

- Dans ces pays peu peuplés se pratique la location de terres sous forme de concessions de terres agricoles par multinationales ou états étrangers des pays émergents qui connaissent une forte croissance démographique ( donc cultures pour exporter ). Cela fournit certes des emplois mais cela met en danger l’autosuffisance alimentaire des pays qui acceptent ces pratiques. Donc maintien du mal développement ou non développement .

2) Inégalités multiscalaires

► « une explosion insupportable des inégalités territoriales » (Laurent Carroué)

Sur une population totale estimée début 2012 à 7 milliards, 1,4 Milliard d’individus survivent avec moins de 1,25 $ par jour (seuil de pauvreté retenu par l’ONU).

Sur la planète vivent :

  • Près d’un milliard d’analphabètes ;

  • Plus d’un milliard de personnes n’ayant pas accès à l’eau potable ;

  • Près d’un milliard de personnes souffrent de la faim ou connaissent l’insécurité alimentaire ;

  • Près d’un tiers des habitants des pays les plus pauvres ne vivront pas au delà de 40 ans ;

  • 42 millions de personnes porteuses du VIH (Sida) dont 39 millions dans les pays en développement.

► Les inégalités se renforcent au sein des Etats entre des espaces intégrés à la mondialisation (les métropoles, certains littoraux,…) et des espaces marginalisés ou exploités (certains quartiers des métropoles, les campagnes,…). La ségrégation socio-spatiale est ainsi très nette entre des quartiers riches et des bidonvilles. Citons par exemple les favelas au Brésil, les slums en Inde (Dharavi à Mumbaï) ou le Bronx à New York. Le paysage de ces métropoles est marqué par l’ampleur de ces inégalités, souvent plus importantes au sein des pays du Sud.

T° M° intègre et dissocie ou discrimine (d'où ses débats), donne aussi un rôle géostratégique majeur à des territoires particulièrement sensibles : les espaces maritimes


IV. Les espaces maritimes : approche géostratégique

A) Une mondialisation qui accroît le rôle géostratégique des E.M.
B) Des espaces reflétant la hiérarchie des puissances
C) Des espaces au cœur des tensions internationales


CC : Définition de la mondialisation